5 éléments à connaître sur l'industrie et la mondialisation de la floriculture

AneKlair

21 mars 2020

Pas de commentaire

Accueil ACTIONS ECO-RESPONSABLES

5 éléments à connaître sur l’industrie et la mondialisation de la floriculture

Beaucoup de personnes pensent que les fleuristes vont cueillir leurs fleurs dans la nature... que nenni. Ça, c'était vrai au 15ème siècle (et encore) mais les choses ont bien changé depuis... Avec l'ère industrielle, la plupart des secteurs se sont métamorphosés. Et comme toute industrie, l'activité et la mondialisation de l'horticulture a des conséquences. Certaines sont positives comme l'emploi, d'autres sont plus néfastes comme l'impact environnemental. Creusons ensemble un peu tout cela !

1 - Un peu d'histoire : dans quel contexte est né le secteur de la fleuristerie ?

Les premières fleuristes connues (bouquetières de leur nom d'origine) sont apparues au Moyen-Age mais elles se sont vraiment démocratisées à partir du 15ème siècle. Il s'agissait d'un corps de métier 100% féminin, modeste, assez restreint et très hiérarchisé. Les bouquetières exercent principalement dans les capitales, elles font parties des ``métiers de rue``. Elles se postent sur les lieux de promenade ou les marchés. Les services des bouquetières sont régulièrement demandés par l'Eglise, pour célébrer tous les événements religieux mais aussi par la royauté, pour sublimer les festivités.

Les fleurs sont aussi souvent offertes par les hommes, pour les femmes, dans un contexte de séduction... Elles sont également couramment portées en accessoires par la gente féminine, dans les cheveux ou bien sur un habit. Mais les bouquetières alors connues pour leur savoir-faire dans l'ornement de décor et pour l'accessoirisation, sont mises en concurrence avec les jardiniers-fleuristes et les marchandes de modes. Leur profession est en déclin entre la post-révolution française et le milieu du 19ème siècle. Mais elles reprennent du galon vers la fin du 19ème et leur dénomination changera pour être renommée ``fleuriste``.

2 - La puissance de la Hollande : l'engouement pour la tulipe et la naissance d'un marché florissant

La tulipe est originaire de l'Empire Ottoman. Au 16ème siècle, elle aurait été ramenée par l'ambassadeur d'Autriche. Puis elle aurait été introduite au premier jardin botanique de Hollande, par un botaniste belge. Très vite, la tulipe fascine et cette passion s'accentue au 17ème siècle, avec le développement de la floriculture. La tulipe devient rapidement l'emblème du pays mais aussi symbole de luxe.

Le commerce de la tulipe aboutira même à une bulle économique nommée ``la tulipomanie`` ! La tulipe gagne une telle valeur qu'elle en devient monnaie d'échange. Sa culture participe à l'expansion de la floriculture en Hollande. Pays qui a longtemps dominé le marché des fleurs coupées. Aujourd'hui, il reste un acteur majeur dans le secteur mais d'autres pays sont venus lui manger quelques parts de marché !

3 - La production de fleurs et de feuillage actuellement : une affaire internationale

La floriculture est devenue pour certains pays comme la Colombie, un secteur très important pour l'économie nationale. Les principaux pays producteurs de fleurs sont les Pays-Bas, la Colombie, l'Equateur et le Kenya. Alors que le premier continent consommateur de fleurs coupées est l'Europe. La rentabilité de ce secteur est telle que des multinationales s'enrichissent.

Des investissements se sont fait dans beaucoup d'autres pays (Chine, Ethiopie et bien d'autres) où le coût de la main d'oeuvre est bas et où les normes environnementales sont plutôt légères... Mais les bas coûts ne font pas tout ! Heureusement. Les Pays-Bas restent dans les premiers pays producteurs grâce, entre autres, à ses moyens technologiques. Le pays investit dans la génétique, la distribution et la commercialisation.

4 - L'impact environnemental : les conséquences d'une production mondialisée

Les fleurs, ces magnifiques créatures de la nature, si pures, si ``fragiles``. Elles ne peuvent renvoyer que du positif..! Hé bien non. On aimerait, cela dit ! Mais la mondialisation apporte son lot de bonnes actions et de mauvaises. Entre transport en avion, camions (frigorifiques), utilisation de pesticides, consommation d'eau et d'électricité (serres), occupation de terres agricoles... On est loin de la cueillette annuelle des fleurs des champs !

Je vais vous donner une représentation concrète de ce que représente l'impact écologique d'un achat de fleurs fraîches coupées. Acheter un bouquet de 25 roses par exemple, c'est comme parcourir 20km en voiture, seul. C'est un peu balot pour un geste ``naturel``. Par ailleurs, en France, 80% des fleurs chez les fleuristes proviennent de l'international. 80%... c'est énorme. Je vous propose donc ci-dessous quelques alternatives plus écolo !

5 - Les alternatives écologiques : le slowflower, le sec et le stabilisé comme fleurs durables

Le slowflower, qu'est-ce que c'est ? C'est un mouvement né en Angleterre, qui privilégie la consommation de fleurs locales et de saison. En France, le mouvement prend aussi de l'ampleur. Pour vous aider à trouver des fleurs coupées avec une garantie de production française, il existe le label FLEURS DE FRANCE. Il y a également un label équivalent pour les plantes, PLANTE BLEUE. Les fleurs séchées et les fleurs stabilisées sont une autre solution pour profiter des beautés de la nature tout en minimisant son empreinte carbone. En termes de production, il n'y a pas de différence avec les fleurs fraîches, c'est surtout la suite qui devient très intéressante...

Les fleurs séchées et stabilisées ont une espérance de vie moyenne de 20 ans. Pas mal ! Elles deviennent un réel élément de décoration et de souvenir. On peut les travailler sous diverses formes puisqu'elles ``tiennent``, de quoi élargir sa créativité. On peut également les louer pour des décors d'événements. C'est plus économique mais surtout bien plus écologique ! De même, leur conditions d'acheminement est moins polluant. Elles n'ont pas besoin de camions frigorifiques et n'ont pas l'urgence des fleurs fraîches. Elle sont transportées par bateau, ce qui est biiieeeen moins polluant que l'avion. Et si vous vous questionnez sur le processus de stabilisation, je vous dit tout à ce sujet ici !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Call Now ButtonDéfiler vers le haut
Facebook
Instagram